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Parce que ça fait longtemps que je suis pas passé par là, j'vous réoffre la vidéo non-clip la plus vue de youtube. Chocolate Rain !
Comme toutes les deux semaines environs, les syndicats étudiants, ouvriers, lycéens et tout ce qui composent l'immense branche humaine mielleusement appelée “les branleurs”, se sont décidés à défendre une cause au hasard, parmi une liste aussi variée qu'importante : contre les armes, contres les pirates somaliens, contre les suppressions de postes, pour la libération de quelconques otages ou soit-disant opprimés communistes, bien que l'on sait tous qu'ils méritent de l'être, pour la cause des travailleurs, pour le smic à 3000 ¤, contre la politique de Sarkozy ou pour la sortie de Duke Nukem Forever. Et on le sait tous pertinemment, aucun de tous ces mouvements prétendus sociaux n'ont de chance d'aboutir.
Aujourd'hui, donc, 3 jours avant le bonheur, c'était le rendez-vous bi-mensuels des communistes corrompus par des pakistanais nucléaires. Et cette fois-ci, pour défendre des lycéens qui eux aussi se défendent, mais sans pour autant vraiment comprendre pour quoi. Imaginez le topo, donc, Kévin parlant à Adrien. J'aurais pu retranscrire le tout en sms, mais comme on le sait tous, il est techniquement impossible de parler comme tel, par contre parler comme un autiste, ça c'est jouable, demandez à Toni, il en connaît un rayon.
Kévin : Hey mec, y a Marc-Antoine (les communistes contestataires ont toujours des noms de bourges, ndla) ça gueule dehors !
Adrien : Y a de la meuf ?
Kévin : Ouais, et de l'alcool et de la beuh !
Adrien : On va pouvoir pécho !
Alors ces deux fiers énergumènes iront à cette manifestation, comme tous les autres ayant cru qu'il y aurait quelque chose à tirer à marcher dans la rue en gueulant des slogans hautement poétique, genre “pécresse, écarte tes fesses, on arrive à toute vitesse” (slogan qui appuiera la théorie des nommés Kévin et Adrien, par ailleurs). Les rang s'aggrandiront, et c'est ainsi qu'est crée un mouvement populaire.
A la fin de la journée, non seulement y a plus de voix dans ces petits corps, mais en plus, comme dirait l'adage, l'enculeur devient enculé. Les lycéens auront ainsi perdu une journée, auront une peau rougie par le soleil, et recevront un coup de pied dans l'oeil de la part de leurs pères ultra-violents qui veulent que leurs gamins réussissent, et que c'est pas en séchant les cours et en fréquentant des noirs qu'on leur apprendra quelque chose, non mais merde, suivons Julie Lescaut, ça c'est de la femme, ouais.
On en est donc ici, expliquant l'importance des mouvements sociaux et le fait que les parents de ces gens là sont des beaufs du plus haut rang, en marcel, se grattant les aisselles et se sentant les mains, par la suite, pour se rappeler que finalement, l'odeur pue toujours autant, regardant tous les programmes de TF1, tout ça tout ça. Et la suite du raisonnement politique me ferait dire : dehors les noirs, dehors les arabes, stop l'Europe, stop la décentralisation si ce n'est en l'échange de mesures économiques - mais je suis pas comme ça. Et donc, en ce mardi 8 avril, comme indiqué sur l'horloge Linuxienne (puisque je suis convaincu que vous mourriez d'envie de savoir si c'était toujours en place), une nouvelle manifestation a été lancée, contre la suppression des postes.
C'est là qu'arrivent une autre espèce d'individus : les casseurs / fouteurs de merde. Le kévin, lui, a une tête de con, se la joue, mais il est faible comme tout et suffit d'hausser le ton pour qu'il se terre dans son coin. A l'inverse, des petits groupes de gens profitent souvent des manifs pour casser du juif, du blanc, du jaune, du noir, de l'arabe, et des rouges. Parce malgré leur violence, ils font pas de discrimination, fait assez louable ma foi.
Et on en arrive à moi, cette fois ci. Moi qui n'ai qu'une envie, celle de rentrer chez moi, de parler des heures à ma mienne pour me faire du bien, de faire mon gros caca, mon gros pipi, mon gros manger et mon gros dodo. Et je me dis naïvement : si je pars à 16 h 50 de la fac, sachant que la RATP© (Aimez la ville.) prévoit 30 min pour mon trajet sur la ligne 13, je serais grave en avance. Grave erreur pour ceux qui connaissent la mythique ligne. Et là, encore plus. Parce que ouais, le petit monsieur qui conduit la rame nous annonce “Il faudra attendre, des affrontements entre *voix méprisante* JEUNES *voix fluette* ont eu lieu à la station Invalides (COMME LES JEUNES LOL).” Sifflements et hués dans la rame, des indiens se barrent en rouspettant (en indien, aussi incroyable que cela puisse paraitre) contre la RATP© (Aimez la ville.) et contre ces salauds de jeunes qui nous pourissent la vie. Après 45 minutes de bagarre dans la rame cette fois-ci, car l'air est irrespirable, on arrive à la fameuse station Invalides, où, dans une marre de sang s'étendant sur tout le quai, baignent toute une ribambelle de corps, de bras démembrés, d'oeil arachés.. Et le SAMU, qui tente de recomposer les morceaux. Et nous, dans la rame, no mercy, parce que merde on va être en retard.
Et c'est là qu'un phénomène se produit. Tout le monde râle, tout le monde est pressé. La moindre bousculade se suit de flots massifs d'insultes en tout genre, “Rousse finie à la merde de satan” étant la plus originale. En gros, tout le monde devient parisien.
J'en suis donc arrivé en la conclusion que ce sont les mouvements sociaux qui font que les parisiens sont aussi désagréables. Or, les parisiens sont les plus nombreux en France parmi les citizens, comme on dit outre manche. Ce sont donc les communistes qui provoquent la déprime Française.
Là, c'est bon, j'crois qu'on peut officiellement déclarer que j'ai tout assimilé mon cours de sociologie politique des mouvements sociaux.
19 h, maintenant, gare de Maintenon.. Dans 13 minutes, j'arrive à Chartres selon les horraires, tandis que le trajet théorique entre la gare de Maintenon et celle de Chartres dure dans les 25 minutes selon le site de la SNCF© (Aimez allez vite.). Ce qui nous fait, sur l'ensemble de la journée, 40 minutes de retard via la SNCF© (Aimez allez vite.) et 35 pour la RATP© (Aimez la ville.). RATP© (Aimez la ville.), SNCF© (Aimez allez vite.), le même combat pour contredire leur slogan. Etre en retard, y a pas à chier, c'est un talent.
Bah merde, et si cétait ma perfection à moi qui avait crée ces organisations. Voilà une idée qu'elle est à creuser.