Les volets sont ouverts. (ou blancs.)

*


Et pour bien relancer le tout, quoi de mieux qu'un bon et brave Stargasm, s'excitant et nous excitant sur cette petite merveille qu'est Dragster Wave. Dès l'début, je vous carresse dans le bon sens du poil. J'ai pas perdu les bonnes habitudes


Comme quoi, tout tient à des petites choses.
Si McCartney n'avait pas aimé la reprise de Sergent Pepper par l'Experience, probablement qu'Hendrix n'aurait eu une carrière que pour les adorateurs underground de la scène anglaise, suivant le vénérable Clapton comme Paul suivait le messie.
Si Emmanuel Chain n'avait pas eu des soucils aussi proéminents, probablement qu'un article musical sur Ghinzu n'aurait été le théâtre d'un humour simple et douteux, au lieu d'être pertinent et novateur (mais ça, forcément, faut connaître la bonne époque de rockodendron. Et vous enragez, car vous ne comprenez pas, mais aimeriez bien. Et moi de vous narguer, et vous de fulminer.)
Si ma vie n'avait pas été un échec provisoire, probablement qu'elle ne serait pas un bonheur actuel.
Si son avatar n'était pas si apaisant, probablement ne retiendrais-je de mon état présent que la fatigue ambiante.

Ma présence ici-même ne repose que sur quelques lectures étrangères, lectures provenant d'une suite d'idées, suite représentée sous la forme d'une fonction inconnue mais dont la courbe ne peut se tracer tant le tout est alambiqué.

Alambiqué, c'est un peu le mot définissant mes humeurs de ces quatre derniers mois, si mes comptes sont bons. Une sorte de montagne russe émotionnelle, placée dans une vaste plaine dont on ne peut que deviner les contours et sans nul doute possible montée par des jaunes, fourbes comme des jaunes, et dont la cupide avidité les a poussé à oublier certaines étapes de fabrication. Dans tous les cas, la partie « présent » est une sorte de montée en puissance, stable, vibrante et prenant aux tripes. Ce genre de sentiment qui vous rend autre, incontrôlable et plein de vie; la petite dose d'adrénaline, le moment où vous attendez l'apogée, et la descente, sans savoir où se situe la suite, voilée qu'elle est par votre ascension sans fin (et là, comme on dit chez les jeunes, big up topographie.).

Mais c'est ce petit sentiment d'invincibilité qui me pousse ici à relancer ce lieu de dépravation littéraire, qui ferait honte au dernier des imbéciles, mais qui reste le tableau blanc où je peux cracher haine, sarcasme, et bonheur. Alors, comme qui dirait :

Rebienvenue chez vous, Monsieur le Vice-Président Pennarun.

(Vous n'imaginerez pas ce que je suis devenu (vice-président d'une association quelconque ? Ouais, c'est à peu près ça.).)

# Posté le mardi 28 octobre 2008 17:45

Modifié le vendredi 09 janvier 2009 17:22

Pluie de chocolat sur un vent d'amour et de sociologie.

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Parce que ça fait longtemps que je suis pas passé par là, j'vous réoffre la vidéo non-clip la plus vue de youtube. Chocolate Rain !

Comme toutes les deux semaines environs, les syndicats étudiants, ouvriers, lycéens et tout ce qui composent l'immense branche humaine mielleusement appelée “les branleurs”, se sont décidés à défendre une cause au hasard, parmi une liste aussi variée qu'importante : contre les armes, contres les pirates somaliens, contre les suppressions de postes, pour la libération de quelconques otages ou soit-disant opprimés communistes, bien que l'on sait tous qu'ils méritent de l'être, pour la cause des travailleurs, pour le smic à 3000 ¤, contre la politique de Sarkozy ou pour la sortie de Duke Nukem Forever. Et on le sait tous pertinemment, aucun de tous ces mouvements prétendus sociaux n'ont de chance d'aboutir.

Aujourd'hui, donc, 3 jours avant le bonheur, c'était le rendez-vous bi-mensuels des communistes corrompus par des pakistanais nucléaires. Et cette fois-ci, pour défendre des lycéens qui eux aussi se défendent, mais sans pour autant vraiment comprendre pour quoi. Imaginez le topo, donc, Kévin parlant à Adrien. J'aurais pu retranscrire le tout en sms, mais comme on le sait tous, il est techniquement impossible de parler comme tel, par contre parler comme un autiste, ça c'est jouable, demandez à Toni, il en connaît un rayon.

Kévin : Hey mec, y a Marc-Antoine (les communistes contestataires ont toujours des noms de bourges, ndla) ça gueule dehors !
Adrien : Y a de la meuf ?
Kévin : Ouais, et de l'alcool et de la beuh !
Adrien : On va pouvoir pécho !


Alors ces deux fiers énergumènes iront à cette manifestation, comme tous les autres ayant cru qu'il y aurait quelque chose à tirer à marcher dans la rue en gueulant des slogans hautement poétique, genre “pécresse, écarte tes fesses, on arrive à toute vitesse” (slogan qui appuiera la théorie des nommés Kévin et Adrien, par ailleurs). Les rang s'aggrandiront, et c'est ainsi qu'est crée un mouvement populaire.

A la fin de la journée, non seulement y a plus de voix dans ces petits corps, mais en plus, comme dirait l'adage, l'enculeur devient enculé. Les lycéens auront ainsi perdu une journée, auront une peau rougie par le soleil, et recevront un coup de pied dans l'oeil de la part de leurs pères ultra-violents qui veulent que leurs gamins réussissent, et que c'est pas en séchant les cours et en fréquentant des noirs qu'on leur apprendra quelque chose, non mais merde, suivons Julie Lescaut, ça c'est de la femme, ouais.

On en est donc ici, expliquant l'importance des mouvements sociaux et le fait que les parents de ces gens là sont des beaufs du plus haut rang, en marcel, se grattant les aisselles et se sentant les mains, par la suite, pour se rappeler que finalement, l'odeur pue toujours autant, regardant tous les programmes de TF1, tout ça tout ça. Et la suite du raisonnement politique me ferait dire : dehors les noirs, dehors les arabes, stop l'Europe, stop la décentralisation si ce n'est en l'échange de mesures économiques - mais je suis pas comme ça. Et donc, en ce mardi 8 avril, comme indiqué sur l'horloge Linuxienne (puisque je suis convaincu que vous mourriez d'envie de savoir si c'était toujours en place), une nouvelle manifestation a été lancée, contre la suppression des postes.

C'est là qu'arrivent une autre espèce d'individus : les casseurs / fouteurs de merde. Le kévin, lui, a une tête de con, se la joue, mais il est faible comme tout et suffit d'hausser le ton pour qu'il se terre dans son coin. A l'inverse, des petits groupes de gens profitent souvent des manifs pour casser du juif, du blanc, du jaune, du noir, de l'arabe, et des rouges. Parce malgré leur violence, ils font pas de discrimination, fait assez louable ma foi.

Et on en arrive à moi, cette fois ci. Moi qui n'ai qu'une envie, celle de rentrer chez moi, de parler des heures à ma mienne pour me faire du bien, de faire mon gros caca, mon gros pipi, mon gros manger et mon gros dodo. Et je me dis naïvement : si je pars à 16 h 50 de la fac, sachant que la RATP© (Aimez la ville.) prévoit 30 min pour mon trajet sur la ligne 13, je serais grave en avance. Grave erreur pour ceux qui connaissent la mythique ligne. Et là, encore plus. Parce que ouais, le petit monsieur qui conduit la rame nous annonce “Il faudra attendre, des affrontements entre *voix méprisante* JEUNES *voix fluette* ont eu lieu à la station Invalides (COMME LES JEUNES LOL).” Sifflements et hués dans la rame, des indiens se barrent en rouspettant (en indien, aussi incroyable que cela puisse paraitre) contre la RATP© (Aimez la ville.) et contre ces salauds de jeunes qui nous pourissent la vie. Après 45 minutes de bagarre dans la rame cette fois-ci, car l'air est irrespirable, on arrive à la fameuse station Invalides, où, dans une marre de sang s'étendant sur tout le quai, baignent toute une ribambelle de corps, de bras démembrés, d'oeil arachés.. Et le SAMU, qui tente de recomposer les morceaux. Et nous, dans la rame, no mercy, parce que merde on va être en retard.

Et c'est là qu'un phénomène se produit. Tout le monde râle, tout le monde est pressé. La moindre bousculade se suit de flots massifs d'insultes en tout genre, “Rousse finie à la merde de satan” étant la plus originale. En gros, tout le monde devient parisien.

J'en suis donc arrivé en la conclusion que ce sont les mouvements sociaux qui font que les parisiens sont aussi désagréables. Or, les parisiens sont les plus nombreux en France parmi les citizens, comme on dit outre manche. Ce sont donc les communistes qui provoquent la déprime Française.
Là, c'est bon, j'crois qu'on peut officiellement déclarer que j'ai tout assimilé mon cours de sociologie politique des mouvements sociaux.

19 h, maintenant, gare de Maintenon.. Dans 13 minutes, j'arrive à Chartres selon les horraires, tandis que le trajet théorique entre la gare de Maintenon et celle de Chartres dure dans les 25 minutes selon le site de la SNCF© (Aimez allez vite.). Ce qui nous fait, sur l'ensemble de la journée, 40 minutes de retard via la SNCF© (Aimez allez vite.) et 35 pour la RATP© (Aimez la ville.). RATP© (Aimez la ville.), SNCF© (Aimez allez vite.), le même combat pour contredire leur slogan. Etre en retard, y a pas à chier, c'est un talent.

Bah merde, et si cétait ma perfection à moi qui avait crée ces organisations. Voilà une idée qu'elle est à creuser.

# Posté le mardi 08 avril 2008 14:27

Modifié le vendredi 09 janvier 2009 17:22

P3TASS va.

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Pour l'histoire, les trois gais-lurons que nous voyons ici sont sous l'emprise d'une sorte de sérum de vérité. Voilà.


My bad.
C'était le train de 19h20 finalement. 4min de moins à profiter de toute sa magnifique personne. (rassurez-vous, le titre ne lui est pas adressé).
Je suis revenu vers mon métro, les larmes aux yeux. Un connard me parle. "C'est où Bercy". Dans ton cul, maybe. Vérifie bien, bien profond. Mais, gentil comme je suis, je me suis contenté de lui foutre un coup dans la nuque. On me parle pas, aujourd'hui. Pas le moment.

Descente vers les rames de la ligne 14 donc, jusqu'à Bercy. Bercy que je loupe donc. Faut croire que la pute qui nous gueule aux oreilles qu'on est à *BERCY* ne parlait pas assez fort pour moi. Trois coups plus tard envers ces incapables agents RATP qui ne savent pas programmer une voix pour que les paumés dans mon genre soient interpellés, j'arrive donc à Montparnasse.

"Le train pour Chartres, départ 20 h 30, partira voie 22". Ok, je suis dans la salle d'attente. Ok, c'est à peine de l'autre côté de la gare. Enculés. Mais pas de violence aujourd'hui, y a des messieurs armés quand même, et même si je les défonce comme je veux, pas envie d'embrouilles, non plus.

Arrivée donc dans le train mauve. Je lance mon laptop doucement nommé Ken, et lance un épisode de l'excellente série Chuck, dont un extrait se trouve ci-haut, série qui perd néanmoins sa saveur en vu des évenements récents et du départ de ma bien-aîmée. J'aime pas ces moments là. Et là, survient 3 pétasses à la gare de Versailles Chantiers. Elles sont habillées comme des putes, du genre minijupe alors qu'il fait -26°C, avec plus de maquillage que de peau, histoire de bien faire genre elles sont bronzées, bronzées par le froid, puisque c'est si évident.

A part un évident manque de goût, rien ne se passe, jusqu'à un évenement fatidique. Ces putes se mettent à jouer au jeu préféré de tous les jeunes en quête d'identité : "Eh tiens, si on mettait notre musique de merde de portable à fond". Ouaiis, et faisons profiter de ça tout le monde. L'esprit de solidarité, tout ça. M'enfin voilà, mon épisode de Chuck venait de finir, et pour la première fois de ma vie je me mettais à vraiment apprécier un album de Muse.

C'était simplement pas le moment de m'enerver. Du haut de mon mètre quatre-vingt-quinze et de mes 120 kilos de muscles, car je suis un beau bébé pour ceux qui ne le savent pas, je me lance vers le siège des 3 catins qui sont arrivées par ici.

- S'il vous plaît, _ bande de putes _, pourriez-vous simplement arrêter cette cacophonie ?
- S'il vous plaît, notre beauté n'a pas d'égal, alors nous continuerons si on veut, car les jolies filles font ce qu'elles veulent


Cette référence incongrue à la beauté me surprenait, mais malheureusement pour elles, je venais de quitter celle pour qui j'étais tombé amoureux et que je trouvais jolie à chacun de mes reveils, des mes après-midis, de mes soirs. Leur visage fade, leur expression inexistante, si ce n'est celle qui crie braguette (rendons donc hommage à l'ami Antoine) et leur superficialité me donnait envie de gerber, de leur enfoncer un bâton fourchu dans le cul ou de leur gratifier du plus grand de mes regards méprisants.
Malheureusement, mon sandwitch au poulet était, contre toute attente, bien passé et je n'avais pas de bâton, encore moins fourchu, sous la main. Je me contentais alors d'une réplique cinglante

- Raison de plus. Maintenant, coupez votre musique _ pétasses _.

Cette remarque, totalement véridique ma foi, fut accompagné de vifs soutiens des voisins enervés mais trop appeuré par la couche agressif de fond de teint pour dire quoi que ce soit.
Je leur tournais alors le dos, immaginant leurs regards haineux et leurs doigts d'honneur en mon honneur, justement, mais savourais ma victoire.

Ok, maintenant, la conclusion (j'avais aucune transition en main, alors j'suis barbare). Saurez-vous alors discerner le vrai du faux ? Une chose est sûre, en tout cas. Bordel de bite, Dieu que j'aime Rapha. Et Dieu que sa présence me manque.
(J'avais un réel besoin d'être vulgaire, en fait.)

# Posté le dimanche 06 janvier 2008 17:24

Modifié le vendredi 09 janvier 2009 17:23